Ils sont cinq adolescents emmenés par Sean-le-rêveur, des gamins sans histoire ; Ils vivent à Edgecombe, une petite ville de Nouvelle-Angleterre bordée de forêts séculaires. Il ne s'y passe pas grand chose, jusqu'au jour où ils découvrent un vieux livre dans un grenier poussiéreux. La tempête qui éclate alors aurait dû les avertir mais ils n'ont pas écoutés ce signe du ciel.
Le mal est aussitôt apparu. D'abord les yeux rouges et menaçant tapis dans les recoins sombres de la ville, puis ces hommes au charisme effrayant, semblables à des vampires. Enfin ces enfants qui disparaissent inexorablement et dont on ne retrouve que les corps martyrisés.
L'automne se profile, les orages se multiplient tandis que Sean et ses amis cherchent dans le grimoire la solution à la terreur qui s'abat sur Edgecombe.
Et si ce livre détenait la réponse au grand mystère de l'Homme, ce qui se passe après la mort ? Et s'il ne fallait en aucun cas tourner les pages ?
Entre récit fantastique et roman à suspense, Le 5è règne relate l'affrontement ultime pour le pouvoir et la vérité sur le rôle de l'homme dans l'univers. Un roman qui n'a de cesse de surprendre jusqu'à son dénouement spectaculaire.
La flamme vacillante d'une torche se reflétait sur le plastron poli de l'armure. La haute silhouette se faufilait calmement entre les tentes dressées près des chariots. Antonio savait ce qu'il faisait, la mission était claire : il fallait supprimer les trois étrangers.
Il s'arrêta près d'un lourd chariot rempli de couvertures en peau de mouton, s'agenouilla et pris soin de camoufler l'insigne croisé qui ornait son heaume. Un peu de terre et le tour était joué ; on ne reconnaîtrait pas le blason des guerriers jésuites du Vatican - la troupe d'élite, le Corpus Christi comme on l'appelait secrètement. Doucement, il sortit son épée du fourreau et dissimula l'éclat de sa lame aux torches qui tentaient vainement de lutter contre les ténèbres environnantes. Le vent qui s'était levé avec la lune ne cessait de venir torturer les flambeaux épars et leurs lueurs se projetaient sur le sol, formant des dessins mystérieux.
La nuit et mauvaise, pensa Antonio La nuit est mauvaise et le démon hurle dans le vent, ça n'est pas une nuit pour assassiner, le malin rôde parmi nous ce soir.
Maxim Chattam nous dépeint ici l'univers magique et plein d'insouciance de l'adolescence, voire même de l'enfance.
C'est une histoire que chacun d'entre nous aurions pu vivre, la découverte que la vie n'est pas aussi rose qu'elle semble l'être, tout cela saupoudré d'évènements irrationnels et fantastique.
Ce roman n'a rien à voir avec les autres livres de Chattam (la trilogie, l'âme du mal, etc.) car plus porté vers la fantaisy, mais rien non plus à leur envier.
Mélange de thriller et de fantastique. Qu'est-ce qui poursuit réellement ces ados ?
Ce roman provoque le doute en nous faisant nous demander si après tout le monde de l'occulte n'existerait pas.
En même temps, le style est beaucoup plus proche de celui de Graham Masterton (en beaucoup moins gore !) que de celui de la trilogie.
Autant j'ai adoré la trilogie du mal et Prédateurs,autant celui-ci m'aura déçu,j'avais l'impression de lire une histoire du club des 5,enfin bon,ceci-dit,je vais tenter la théorie Gaia,histoire de voir si l'ami Chattam reparviendra à me surprendre
Roman très sympa et facile à lire, une bonne intrigue et des personnages attachants...
Je ne connaissais pas les livre de Maxime Chattam mais je pense que ce ne sera pas ma dernière lecture de cet auteur...
Gilles
- 27-07-2008 - 13h28L'aventure vécue par ces adolescents m'a presque fait rajeunir de quelques années...
Je pense que chacun d'entre nous peut se reconnaitre dans l'un d'entre eux : aventurier, réservé, intello, beau gosse, naïf, etc.
On s'imagine facilement Maxime Chattam écrivant ce roman tout en ne voulant sortir de l'innocence de l'adolescence...